6ieme Marche et veille commémorative Sisters in Spirit


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Missing Justice et le Centre 2110 vous invitent à participer et apporter votre soutien à la sixième édition de la Marche et veille commémorative Sisters in Spirit, le 4 octobre prochain à Montréal.

mardi, le 4 octobre · 18h-20h30
Parc Atwater, Atwater & St. Catherine
Métro Atwater
Montréal, QC

Bridget Tolley a fondé la Marche et veille en 2005. Depuis, l’événement s’est répété chaque année à l’occasion de l’anniversaire du décès de sa mère, le 4 octobre. Au fil des ans, des marches similaires ont été organisées d’un bout à l’autre du pays pour marquer cet anniversaire. En 2010, 86 marches ont été organisées dans des communautés partout au Canada, un nombre record à ce jour. Une marche a même été organisée au Nicaragua pour montrer que la violence systémique à l’endroit des femmes autochtones est un phénomène qui afflige les nations colonisées partout dans le monde.

–Les invités comprennent Bridget Tolley, Theresa Ducharme, Ellen Gabriel, Melissa Dupuis, Irkar Beljaars, Anik Sioui, Harvey Michel, Cheryl Diabo, Karine Gentelet, Tiohtiake Drum, et Moe Clark.–

L’objectif de cet événement est d’honorer la mémoire des femmes et des filles disparues ou assassinées, de sensibiliser la population et d’exiger que le gouvernement soutienne les démarches des familles et des communautés. Nous revendiquons notamment le renouvellement du budget de recherche de Sisters in Spirit (SiS), une initiative de l’Association des femmes autochtones du Canada, qui a mené des recherches importantes sur les cas connus entre 2004 et 2010. Bien que ce travail soit loin d’être complété, le gouvernement insiste pour remplacer la recherche par « l’action ». En fait, au lieu de financer la recherche, le travail communautaire et les actions de SiS, le gouvernement a choisi d’investir des ressources dans une base de données générique de personnes disparues, gérée par la GRC, en plus d’accroître les pouvoirs de la police en facilitant l’émission de mandats et l’utilisation de dispositifs d’écoute électronique. Plusieurs personnes sont d’avis que ces nouveaux privilèges policiers seront employés par le gouvernement du Canada pour intensifier la criminalisation des communautés autochtones plutôt qu’améliorer la sécurité des femmes autochtones.

Selon l’Association des femmes autochtones du Canada, 583 femmes autochtones ont été portées disparues ou ont été assassinées depuis 1980, approximativement. D’autres organismes et militantes estiment que le vrai nombre serait plutôt autour de 3000. Le fait est que les femmes autochtones du Canada sont cinq fois plus à risque de périr d’une mort violente que les femmes non autochtones. Les politiques gouvernementales sexistes et racistes, les stéréotypes à l’égard des femmes autochtones, le manque d’attention médiatique et la négligence des forces de police sont autant de facteurs qui contribuent à perpétuer cette violence. En soi, le cruel manque de données sur le sujet constitue une autre forme de violence.

Alors que dans l’ouest du pays, des cas de disparition ont reçu une certaine attention des médias et du public, au Québec, plusieurs femmes autochtones ont également été la cible de crimes irrésolus. Par exemple, en 2001, Gladys Tolley, une femme algonquienne de Kitigan Zibi Anishnabeg, a été heurtée et tuée par une autopatrouile de la Sûreté du Québec. Personne n’a jamais été trouvé coupable ou tenu responsable de cette tragédie, et toutes les demandes pour une enquête indépendante on été déboutées.

En juin 2010, la dépouille de Tiffany Morrison, une jeune femme Mohawk de Kahnawake, a été retrouvée tout près de son domicile, sous le pont Mercier. Elle était portée disparue depuis quatre ans.

En septembre 2008, deux amies adolescentes, Maisy Odjick de Kitigan Zibi et Shannon Alexander de Maniwaki, ont été portées disparues. On ne sait toujours pas où elles se trouvent aujourd’hui. Les familles des jeunes filles n’ont reçu que très peu d’information de la part de la police et ont dû organiser leurs propres missions de recherche.

Nous nous rassemblerons à 18 h au Square Cabot (au coin des rues Sainte-Catherine et Atwater, métro Atwater).

Nous espérons vous voir parmi nous le 4 octobre prochain.

Pour plus d’information, visitez www.missingjustice.ca ou www.centre2110.org.

Vous pouvez communiquer avec les organisatrices de cet événement en écrivant à justiceformissing@gmail.com ou campaigns@centre2110.org.

N’hésitez pas à nous appeler au Centre 2110 au 514-937-2110.

Si vous aimeriez obtenir du matériel pour contribuer à la promotion de cet événement, comme des tract et affiches à donner à vos amiEs et collègues, ou pour offrir votre aide d’une façon ou d’une autre, veuillez écrire à promotions@centre2110.org ou appeler au numéro indiqué ci-dessus.

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